XVIIIème Conférence des Ambassadeurs - DISCOURS DE M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Palais de l’Élysée — mercredi 25 août 2010

Monsieur le Premier Ministre,

Monsieur le Président du Sénat,

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères et Européennes,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Il est des moments de l’Histoire où le sort hésite entre le meilleur et le pire. Des moments où tous les efforts accomplis peuvent être perdus ou, au contraire, déboucher sur des progrès durables. Nous sommes aujourd’hui dans l’un de ces moments.

C’est vrai pour l’action de la communauté internationale dans cet arc de crise qui s’étend des frontières du Pakistan aux confins du Sahel, en passant par l’Iran et le Proche-Orient.

C’est vrai pour l’Europe, où le traité de Lisbonne et les décisions prises face à la crise financière ouvrent des perspectives qui restent à développer pour faire de l’Union un acteur global.
C’est vrai pour l’économie mondiale qui n’a pas encore retrouvé le chemin d’une croissance solide et durable, alors que le G20 doit convaincre qu’il a la volonté de poursuivre les réformes nécessaires.

A la grande table où se prennent les décisions, de nouveaux acteurs ont rejoint les puissances reconnues. A juste titre, ils réclament la reconnaissance de leurs droits. Mais il leur faut aussi accepter qu’avec ces droits viennent des devoirs, des responsabilités à assumer. Il leur faut reconnaître que leur réussite éclatante leur impose de dépasser la stricte défense de leurs intérêts nationaux pour apporter leur contribution au règlement des problèmes du monde. Ce mouvement est engagé et je m’en réjouis.

Dans ce moment de l’Histoire où le sort hésite, pour faire pencher la balance du bon côté, nous avons en effet besoin de volonté et d’unité. Si nous sommes divisés et hésitants, si nous ne parvenons pas à nous entendre sur les objectifs à atteindre et sur les moyens pour y parvenir, entre puissances reconnues et grands pays émergents, si nous ne sommes pas capables de jouer collectif face aux défis du terrorisme et de la prolifération, des déséquilibres économiques et du réchauffement climatique, alors nous aurons failli à notre devoir.

Dans ce moment de l’Histoire où le sort hésite, la France doit affirmer sa vision, sa détermination. Mais elle doit tout autant chercher à rassembler, aider à trouver pour chacun des grands défis que nous devons affronter, le chemin qui rapproche, celui du progrès et de l’ambition. J’attends de chacune et de chacun d’entre vous qu’il porte la voix de la France, mais aussi qu’il sache être à l’écoute des attentes du monde.

Lisez la suite du discours...

Dernière modification : 30/07/2014

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