Visite les 21 et 22 septembre des Sénateurs Denis Badré, Président du Groupe d’Amitié France-Pays baltes et Elisabeth Lamure, Présidente déléguée pour la Lituanie, accompagnés d’Anne-Laure Saint-Dizier, administrateur du Sénat.

M.Denis Badré, sénateur des Hauts de Seine, et Mme Elisabeth Lamure, sénateur du Rhône, se sont entretenus avec la vice-ministre des Affaires étrangères, Mme Asta Skaisgyrite-Liauskiene et ancien ambassadeur à Paris puis avec le directeur du département économique de la banque centrale de Lituanie, M. Kuodis.
Après une visite à l’école "Montesquieu", école française de Vilnius, les deux élus français se sont rendus au parlement lituanien et ont été salués par les membres du Seimas en séance plénière. Ils ont ensuite participé à un déjeuner débat offert en leur honneur par Mme Danuté Bekintiené, présidente du groupe d’amitié France-Lituanie, en présence du vice-président du Seimas, M.Česlovas Vytautas Stankevicius.

Dans l’après-midi, M.Badré et Mme Lamure ont donné une conférence sur « l’Union européenne après Lisbonne et la crise » à l’Institut des sciences politiques et des relations internationales, en présence de fonctionnaires, d’étudiants et de membres du groupe d’amitié du Seimas.

De retour à l’Institut des sciences politiques, sept ans après une conférence qu’il avait prononcée avant l’adhésion de la Lituanie à l’UE, le Sénateur Badré est revenu sur la construction européenne, qui a commencé à se bâtir sur un champ de ruines mais aussi sur des valeurs communes ; l’Europe, a-t-il dit, comme « pardon et promesse » comme l’expliquait Franco Frattini, ministre italien des Affaires étrangères et ancien commissaire européen.

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Senateur Denis Badré

Aujourd’hui, malgré le traité de Lisbonne, l’UE reste tiraillée entre inter-gouvernementalisme et méthode communautaire, a poursuivi le Sénateur. Les différends entre pays ne doivent cependant pas faire oublier que l’intérêt commun, la paix, n’a pas de prix. Le défi des Etats-membres est de définitivement dire adieu aux luttes d’intérêts égoïstes, au "I want my money back !".

Avec la dernière crise, l’Union a découvert la vulnérabilité de ses économies et de ses Etats et doit dorénavant, plus que jamais, s’exprimer d’une seule voix, pour elle, pour ses habitants, mais aussi à l’égard du reste du monde. Quant à la monnaie unique, plus que le fait d’y avoir adhéré, c’est la discipline économique et budgétaire qu’elle a nécessitée qui a épargné les pires désagréments.

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Sénateur Elisabeth Lamure

La sénatrice Lamure s’est ensuite focalisée sur les questions économiques, décrivant les deux approches combinées de relance et de maîtrise des coûts adoptées par la France et sur le besoin de concertation de l’UE, notamment en ce qui concerne les questions de désindustrialisation, à ses yeux très importantes. Les politiques des États, qui souhaitent protéger leurs industries, et de la Commission européenne, qui au contraire lutte pour la libre concurrence, ont tendance à s’opposer. Pour finir, l’élue est revenue sur les questions énergétiques, centrales pour la Lituanie comme pour toute l’Europe.

Un débat s’est ensuite instauré avec l’auditoire, les questions portant sur l’élargissement, Strasbourg, la gestion des institutions après le traité de Lisbonne, les valeurs de l’Union européenne, la relation souveraineté-appartenance à la zone euro.

Une réception à la Résidence de France en leur honneur a permis, en présence de nombreux membres du Seimas, de confirmer la qualité des relations entre nos deux pays, notamment sur le plan politique.

Dernière modification : 30/07/2014

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