Présentation par l’ambassadeur des manifestions françaises pour le centenaire de la Lituanie moderne (21 novembre 2017) [lt]

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Devant la vice-ministre de la culture, Gintaute Zemaityte, Milij Chwolès, Antanas Sutkus et le directeur du grand théâtre de Klaipeda, Tomas Juocys parmi une centaine d’amis et d’acteurs de la culture lituanienne réunis à la Résidence, l’ambassadeur a rappelé que la célébration du centenaire de son indépendance moderne appartenait à la Lituanie. Elle avait marqué toute l’importance de la récente découverte dans les archives allemandes de la déclaration du Conseil lituanien du 16 février 1918, dont l’anniversaire donnerait lieu à des cérémonies solennelles.

En amie de la Lituanie, la France souhaiterait s’associer à son centenaire par des manifestations culturelles porteuses de dialogues et de sens politiques. Ces manifestations illustreraient la résilience et la continuité de l’identité culturelle lituanienne à travers les discontinuités politiques et les vicissitudes historiques des cent dernières années. Elles suggéreraient que la force et la singularité de la culture lituanienne, qui avaient permis sa résistance, tenaient à sa pluralité. Elles dévoileraient nos profondes affinités européennes.

Ainsi, plutôt que de passer d’un 16 février à un autre, nous mettrions donc l’accent sur la durée et quatre moments :

- le temps du symbolisme balte et de Ciurlionis avec l’exposition au Musée d’Orsay, le 10 avril 2018,

- le temps de l’école de Paris et du monde des Litvaks, avec une exposition de portraits de Raphaël Chwolès au musée du Gaon le 1er mars 2018, qui préfigurerait cette donation française et son installation à Vilnius,

- le temps de l’après-guerre sous l’œil d’Antanas Sutkus, dont une exposition de photographies ouverte en octobre 2018 à la Galerie nationale à Vilnius irait à Paris en 2019. Ces photographies démontraient comme une évidence combien Antanas Sutkus, alors interdit de voyager et parfois de publier, partageait naturellement le regard humain, bienveillant et européen d’un Doisneau ou d’un Cartier-Bresson,

- le "temps retrouvé" d’une Franco-Lituanie en Europe, avec le chorégraphe Alban Richard et la danse contemporaine à Klaipeda. Le partenariat noué avec sa mairie et son université se traduirait par une co-production artistique et une co-interprétation franco-lituanienne en juin 2018 au grand théâtre de Klaipeda.

Tels seraient le regard français porté sur les cent dernières années lituaniennes, et l’hommage qu’il voulait rendre à la culture lituanienne, et à ses profondes affinités européennes partagées avec la France.

Dernière modification : 28/11/2017

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