L’engagement de la France en Afghanistan

La France, membre permanent du conseil de sécurité des Nations Unies, est actuellement engagée en Afghanistan aux côtés de 40 nations parmi lesquelles 25 des 27 pays de l’Union Européenne, à la demande des autorités afghanes et sous mandat de l’ONU.

Les raisons de l’engagement de la France :

Si la France s’engage en Afghanistan c’est d’abord par respect pour ses accords internationaux, ses responsabilités et ses valeurs.
La France s’engage aussi en vue de combattre le terrorisme. Ainsi, la France œuvre également pour sa propre sécurité.
La France veut contribuer à la reconstruction et au développement de ce pays meurtri par plusieurs décennies de guerre et où tout reste à rebâtir : infrastructures, gouvernance, économie, systèmes éducatif et de santé…
Cette intervention de la France en Afghanistan prend les formes suivantes :

1) L’action diplomatique :

Les relations avec l’Afghanistan se sont intensifiées, avec la multiplication de visites bilatérales de haut niveau (Président de la République, ministres, parlementaires…).
De plus, en 2008, s’est tenue en France la « conférence internationale de soutien à l’Afghanistan » à laquelle 85 pays et organisations internationales ont participé et qui a permis de réaffirmer le soutien politique et financier de la communauté internationale, tout en agissant pour un partenariat axé sur une appropriation croissante des responsabilités par les Afghans.

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Toujours en 2008, la France a également organisé la « réunion régionale de l’Afghanistan et de ses voisins » à la Celle Saint Cloud où elle s’est attachée à promouvoir la coopération régionale.

2) L’action militaire :

A l’heure actuelle, environ 3750 militaires français sont engagés au sein de la Force Internationale d’Assistance à la Sécurité (FIAS) de l’OTAN. Nos troupes sont sur place pour la sécurité du peuple afghan et participent à la montée en puissance de l’armée afghane dans les domaines de la formation et de l’assistance opérationnelle aux unités. L’armée française dispose de responsabilités régionales et locales.

La Task Force La Fayette (TFLF) :

La Task Force La Fayette, activée le 1er novembre 2009 est une brigade française dont la zone d’opération comprend les districts de Kapisa et de Sarubi et qui regroupe :

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- Le groupement tactique interarmes Kapisa. Dans la vallée de Kapisa, au nord-est de Kaboul, un groupement tactique interarmes (GTIA) d’un effectif de 600 hommes est déployé et assure des missions de sécurisation aux cotés de l’armée nationale afghane

- Le groupement tactique interarmes Surobi. Ce second GTIA est localisé à environ 70km au nord de Kaboul

- du bataillon de commandement et de soutien, fort de 500 militaires qui met en œuvre la chaîne logistique au profit des unités déployées. Un détachement santé y est rattaché.

- du détachement hélicoptères qui est composé de 3 EC 725 Caracal de l’armée de l’air, 3 hélicoptères Gazelle "Viviane", 3 hélicoptères de combat Tigre de l’aviation légère de l’armée de terre, ainsi que 2 hélicoptères AS 532 Cougar.

La formation de l’armée afghane :

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La France fournit un effort significatif pour la montée en puissance de l’armée nationale afghane puisque 350 militaires français participent à la formation des officiers afghans et des forces spéciales.

Le Regional Command Capital Kaboul

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La France a assuré le commandement du RC-C Kaboul, jusqu’au 1er novembre 2009, date à laquelle elle a transmis le commandement à la Turquie. Depuis Août 2008, les troupes françaises y ont organisé le transfert progressif des responsabilités de la sécurité aux forces afghanes. Malgré la fin du dispositif, certains moyens militaires restent stationnés à Kaboul (soutien, santé, hélicoptères).

Le soutien aérien :

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Les missions aériennes s’effectuent depuis les bases de Kandahar (Afghanistan), Douchanbé (Tadjikistan) et Manas (Kirghizistan) dans le domaine de l’appui des troupes au sol, du renseignement, du transport et du ravitaillement.

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3) Aide à la reconstruction :

L’aide gouvernementale pour l’Afghanistan est répartie sur différents secteurs afin d’aider à la reconstruction du pays :

Dans le domaine de la santé, l’Institut médical français pour l’enfant a été créé à Kaboul, un projet de réhabilitation du système de transfusion sanguine a été monté, ainsi qu’une coopération hospitalo-universitaire.

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Dans le domaine de l’agriculture, l’accent a été mis sur la relance de la filière cotonnière, le développement de l’horticulture et l’appui institutionnel au ministre afghan de l’agriculture. Dans le domaine de l’éducation, les aides ont appuyé les lycées francophones pour garçons et filles de Kaboul, ainsi que l’enseignement du français à l’université.
La France a également aidé à la mise en place du parlement, à la formation des fonctionnaires de justice (cour suprême) et de police en vue d’améliorer la lutte contre le trafic de drogue et le développement de la police scientifique.
Dans le secteur privé, l’activité locale a été encouragée grâce à des programmes de financement du microcrédit.
De plus, des actions de coopération archéologique et audiovisuelle ont été engagées afin de sauvegarder le patrimoine culturel afghan.

Plus d’informations sur le site du ministère français de la Défense

Dernière modification : 21/07/2014

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