Historique de l’ambassade

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Le jardin de la chancellerie

L’ensemble architectural qui depuis 1995 abrite l’Ambassade de France à Vilnius, est situé dans le centre historique du vieux Vilnius, au sud du quartier de l’Université et à la limite nord-est de l’ancien quartier juif. Il s’est constitué en plusieurs étapes. Les premières mentions des maisons, l’une en bois, l’autre en maçonnerie de ciment, achetées là par le Grand-duc Žygimantas Augustas (Sigismond Auguste), remontent au milieu du XVI siècle. Elle furent unies en un ensemble qui, cédé aux Jésuites en 1636, fut ceint d’une muraille durant la première moitié du XIXème siècle et acquit son contour actuel, organisé autour d’une cour oblongue, au début du XIXème siècle.

Acheté par l’Université de Vilnius pour 11.000 ducats hollandais en 1804 , le complexe immobilier reçut une destination qu’il devait garder jusqu’à une période récente : dans les appartements réaménagés à cet effet étaient logés les professeurs étrangers invités pour enseigner à Vilnius. Parmi eux, le plus célèbre est le médecin viennois Joseph Frank, qui a rédigé ses mémoires - précieux document sur l’histoire de Vilnius au début du XIXème siècle - en français, et dont le nom est resté lié au bâtiment. Le second illustre nom attaché à l’histoire de cette prestigieuse maison est celui de l’écrivain Stendhal : Henri Beyle séjourna en effet dans ses murs (partie correspondant à l’actuel Centre culturel), en décembre 1812, lors de la retraite de Russie, alors qu’il servait en qualité d’intendant dans l’armée napoléonienne. La découverte d’un charnier de 10 à 15 000 soldats de la Grande Armée en 2001 a d’ailleurs fait l’objet d’une exposition temporaire au Musée national de la Lituanie (Lietuvos Nacionalinis Muziejus). Près de 3 000 d’entre eux ont été réinhumés dans le cimetière d’Antakalnis.

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L’ambassade sous la neige

Restaurée en 1993-1994 (partie Chancellerie) et en 1997-1998 (Centre culturel) grâce à l’exemplaire collaboration de maîtres français et lituaniens, sous la direction de l’architecte parisien François Péron, la Maison Frank-Stendhal offre un bel exemple de l’architecture post-médiévale et néo-classique des grandes demeures bourgeoises et nobles de Vilnius. Particulièrement dignes d’intérêt sont les voûtes d’arêtes couvrant les salles du rez-de-chaussée de la chancellerie et, parmi les fragments de décors picturaux qui ont pu être remis en valeur, l’ample guirlande peinte sur l’un des murs de la cour de la Chancellerie, seul exemple préservé jusqu’à nos jours de ce type de décor, répandu à Vilnius au XIXème siècle.

Dernière modification : 31/01/2018

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