Fête du 14 juillet à la résidence de France [lt]

L’ambassadeur a fêté le 14 juillet à la résidence avec les amis de la France et la communauté française.

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photo : Josvydas Elinskas, 15min.lt

Parmi les près de 600 invités présents on reconnaissait les ministres de l’économie, de l’environnement et de l’agriculture, le vice-président du Parlement M. Gediminas Kirkilas, ainsi que les maires de Kaunas, M. Visvaldas Matijošaitis, de Šiauliai, M. Artūras Visockas et de Plungė, M. Audrius Klišonis et de nombreuses personnalités des mondes diplomatique, économique, médiatique et culturel.

La Marseillaise a été chantée par un détachement français du contingent des 300 soldats de l’armée de terre actuellement présent en Lituanie avec ses équipements de pointe. Un détachement de l’armée lituanienne lui a fait écho avec Tautiska giesme.

Puis, l’ambassadeur a prononcé le discours suivant :

Messieurs les Ministres,
Messieurs les Députés,
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs
Messieurs les Maires,
Mesdames et Messieurs les amis de la France,
Mes chers compatriotes,

Ce qui nous porte à célébrer le 14 juillet, ses valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, fait que ce jardin est le vôtre, et qu’il me soit donné de vous y accueillir chez vous, parce que nous sommes chez nous, entre nous.

Cette année, les nuages météorologiques qui planent physiquement au-dessus de nos têtes, sans succès jusqu’à maintenant, nous en évoquent d’autres, des nuages plus politiques certes : tensions internationales, remises en cause de normes et d’institutions multilatérales, démagogies populistes sans frontières.

Cette année, quand nous célébrons le centenaire de 1918 qui permit la résurgence internationale d’une Lituanie qui n’avait jamais cessé d’être, nous voyons bien que nous parlons du présent et du monde que nous voulons mériter.

C’est dans cet esprit, c’est dans ce but que la France s’est proposée pour réunir le 11 novembre prochain à Paris une centaine de chefs d’Etat et de gouvernements dans un Forum pour la paix ouvert à tous les acteurs économiques, locaux, non-gouvernementaux, associatifs, syndicaux, et religieux de la société civile, afin d’élucider ensemble des solutions aux défis globaux de notre temps : terrorisme, sécurité, migration, climat, déformations de l’information sur Internet.

Au plan bilatéral, cette année du centenaire de la Lituanie moderne est marquée par des progrès de ce que j’appelle la « Franco-Lituanie », ce qui est moins qu’un territoire, plus qu’une idée, et bien un réseau d’ambitions, d’intérêts et de solidarités partagés.

C’est donc une année de partage d’une certaine culture européenne. Nous la célébrons au musée d’Orsay avec le symbolisme de Ciurlionis, nous la célébrons à Vilnius avec le monde des Litvaks et l’école de Paris et la grande donation Chwolès, nous la célébrons avec Antanas Sutkus pour le temps de l’après-guerre où la Lituanie est restée européenne, nous la célébrons avec la génération Erasmus à Klaipėda, avec la création d’une structure, d’une compagnie de danse contemporaine enracinée dans cette coopération avec Klaipėda.

Mais ce partage d’une culture européenne c’est aussi avec Kaunas, notre engouement pour son ambition de capitale européenne de la culture 2022, pour le classement de son extraordinaire patrimoine architectural des années 20 et 30 par l’UNESCO, et pour le projet très puissant d’y enraciner dans un lieu symbolique et dans un lieu politique, la mémoire d’Emmanuel Levinas, personnalité et pont remarquables entre la Lituanie et la France.

Et comme la culture c’est plus que la culture, c’est aussi une année de grand dialogue politique. Dialogue qui s’est manifesté déjà par l’invitation de la Présidente de la République au Palais de l’Elysée le 9 avril dernier.

Comme la culture c’est plus que la culture, c’est aussi une grande année de solidarité militaire. Et après tant de participation de nos aviateurs à la police du ciel, c’est cette année l’envoi en Lituanie d’un contingent de 300 soldats français et de leurs équipements de pointe.

Comme la culture c’est plus que la culture, c’est aussi une année décisive de compagnonnage européen et de dialogue y compris entre parlementaires, autour de propositions pour que cette Europe qui nous unit et nous protège, persévère et prospère dans sa vocation souveraine et démocratique, qui n’est jamais allée de soi.
Pour toutes ces raisons, pour ces différentes raisons, dans la considération, la curiosité vraie et l’amitié qui me porte à construire et à avancer avec tant de vous, je voudrais donc dire, mais aussi affirmer, mais aussi souhaiter : vive la Lituanie, vive la République et vive la France !

14 juillet 2018

Dernière modification : 26/07/2018

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